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Guide · Budgéter vos TI

Tarifs de l’infogérance au Canada : comment fonctionnent les modèles et ce qui détermine vraiment le coût

Deux soumissions d’infogérance pour le même bureau peuvent sembler très différentes tout en décrivant un travail semblable, ou se ressembler tout en couvrant des choses très différentes. Ce guide explique les modèles de tarification, les coûts qui restent hors du forfait mensuel et la façon de comparer les propositions à armes égales.

  • Publié le
  • Lecture de 8 min
Un acheteur de petite entreprise compare des services technologiques sur un ordinateur portable, à un bureau lumineux, un carnet bien rangé à portée de main.
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À retenir

  • Au Canada, la plupart des forfaits d’infogérance sont tarifés par utilisateur, par appareil, par niveau de forfait ou selon une combinaison de ces modèles, et chacun répartit différemment les coûts et les risques.
  • Les frais mensuels ne représentent qu’une partie du budget : l’intégration, les projets, les licences, le matériel, les déplacements sur place et le travail en dehors des heures d’ouverture sont souvent facturés à part.
  • Les fourchettes de prix publiées, quelle qu’en soit la source, sont au mieux un repère approximatif, car la portée, les délais de réponse visés et les inclusions de sécurité varient énormément d’un forfait à l’autre.
  • Le seul chiffre sur lequel vous pouvez établir un budget est une soumission écrite fondée sur vos utilisateurs, vos appareils, vos sites et vos besoins réels.
  • Pour comparer les soumissions équitablement, uniformisez les quantités, dressez la liste des exclusions de chacune et chiffrez une année réaliste plutôt qu’un seul mois.

Les modèles de tarification courants en infogérance

Les fournisseurs présentent le même travail de fond de différentes façons. Comprendre le modèle vous indique ce qui fera monter ou baisser votre facture.

  • Par utilisateur, par mois

    Vous payez pour chaque personne soutenue, peu importe le nombre d’appareils qu’elle utilise. Ce modèle convient aux bureaux modernes où chaque employé a un portable, un téléphone et des comptes infonuagiques. Vérifiez comment le fournisseur définit un utilisateur : les boîtes aux lettres partagées, le personnel à temps partiel et les travailleurs saisonniers sont souvent traités différemment.

  • Par appareil, par mois

    Vous payez pour chaque ordinateur, serveur ou appareil réseau géré. Ce modèle peut convenir aux environnements avec des postes partagés, comme une réception ou un atelier, où plusieurs personnes utilisent la même machine. Il devient plus difficile à prévoir quand chaque employé utilise plusieurs appareils.

  • Forfaits par niveaux

    Des formules comme « essentiel », « affaires » et « avancé » regroupent soutien, administration et sécurité à différents niveaux. Elles simplifient l’achat, mais peuvent inclure des éléments dont vous n’avez pas besoin ou en omettre un qui vous est nécessaire. Demandez le contenu détaillé, poste par poste, de chaque niveau.

  • Par site ou par réseau

    La surveillance réseau, la gestion du pare-feu et les services semblables sont souvent tarifés par emplacement, puisque le travail dépend de l’équipement présent à chaque site plutôt que du nombre d’employés.

  • Banques d’heures ou provisions

    Une réserve prépayée de temps de technicien utilisée au besoin. Elle offre un certain contrôle budgétaire, mais conserve les incitatifs du soutien à l’heure : le travail préventif puise dans les mêmes heures que les réparations.

  • Tarification hybride

    Bien des propositions réelles combinent plusieurs modèles, par exemple des frais de soutien par utilisateur, des frais de sécurité par appareil et des frais réseau par site. C’est raisonnable, pourvu que chaque composante soit clairement indiquée.

Les coûts qui s’ajoutent au forfait mensuel

C’est sur ces éléments que les budgets dérapent le plus souvent. Demandez à chaque fournisseur comment il traite chacun d’eux.

  • Frais d’intégration ou de mise en place

    Des frais uniques pour la découverte, la documentation, le déploiement des outils et le transfert des accès. Certains fournisseurs y renoncent ou les étalent ; d’autres facturent davantage lorsque l’environnement exige d’abord un important ménage.

  • Travaux de projet

    Les déménagements de bureau, les remplacements de serveurs, les migrations vers Microsoft 365, les nouvelles installations réseau et les grands déploiements d’appareils font normalement l’objet de soumissions de projet, avec leur propre portée et leur propre prix.

  • Licences logicielles et infonuagiques

    Microsoft 365, les logiciels de gestion, le stockage des sauvegardes et les licences de sécurité sont des abonnements à part entière. Certains forfaits incluent quelques licences ; la plupart les facturent séparément ou s’attendent à ce que vous les achetiez directement.

  • Matériel

    Les portables, les ordinateurs de bureau, les serveurs, les pare-feu, les commutateurs et l’équipement Wi-Fi s’achètent séparément. Demandez si le fournisseur applique une marge, facture la configuration ou vous laisse acheter ailleurs.

  • Travail en dehors des heures d’ouverture

    Le travail en soirée, la fin de semaine et les jours fériés est souvent facturé à un taux différent ou couvert seulement par une option. Si votre entreprise fonctionne en dehors des heures habituelles, assurez-vous que la soumission en tient compte.

  • Visites sur place et déplacements

    Bien des forfaits privilégient l’assistance à distance. Le temps sur place peut être inclus jusqu’à une certaine allocation, facturé à l’heure ou assorti de frais de déplacement pour les emplacements situés hors du territoire desservi habituellement par le fournisseur.

Ce qui fait monter ou baisser une soumission d’infogérance

Le nombre d’employés est le facteur le plus évident, mais rarement le seul. L’état de votre environnement compte beaucoup : une entreprise dont le matériel est à jour, le locataire Microsoft 365 bien ordonné et les mots de passe documentés est plus simple à soutenir qu’une autre qui utilise des systèmes d’exploitation non pris en charge, plusieurs comptes administrateurs qui se chevauchent et un vieux serveur dans un placard. Les fournisseurs intègrent cette différence dans les frais d’intégration, dans le tarif mensuel ou dans une liste de projets de correction.

La profondeur de la portée est le facteur suivant. Un forfait qui comprend l’examen des alertes de sécurité, les tests de restauration des sauvegardes, des rencontres de planification trimestrielles et la gestion des fournisseurs représente plus de travail qu’un forfait qui se limite à répondre aux billets et à appliquer les correctifs. Les délais de réponse visés comptent aussi : des délais plus courts exigent davantage de personnel disponible, et ce coût se reflète quelque part.

Enfin, la complexité ajoute des coûts : plusieurs bureaux, du personnel réparti dans plusieurs provinces, des logiciels spécialisés, des exigences de sécurité strictes de la part de vos clients ou des appareils à soutenir sur les chantiers ou sur le terrain. Aucun de ces facteurs n’est une raison d’éviter l’infogérance, mais ils expliquent pourquoi deux soumissions pour une entreprise de 25 personnes peuvent différer sensiblement.

Une mise en garde sur les fourchettes de prix publiées

Vous trouverez en ligne de nombreuses fourchettes de prix par utilisateur. Considérez-les tout au plus comme des exemples. Elles précisent rarement ce qui est inclus, la province ou le marché visé ou la date de leur collecte, et elles ne peuvent pas tenir compte de l’état de vos systèmes. Servez-vous-en pour vérifier la vraisemblance d’une soumission, pas pour fixer un budget, et demandez à chaque fournisseur de présenter son chiffre dans une soumission écrite liée à une portée précise.

Comment comparer des soumissions d’infogérance à armes égales

  1. Remettre le même cahier des charges à chaque fournisseur

    Indiquez les utilisateurs, les appareils, les serveurs, les sites, les applications clés, le personnel à distance et les heures d’activité. Si les fournisseurs soumissionnent à partir d’hypothèses différentes, la comparaison ne veut rien dire.

  2. Uniformiser les quantités

    Convertissez chaque soumission dans les mêmes unités, par exemple le coût par utilisateur par mois pour le soutien et le coût par site pour le réseau, afin de pouvoir comparer les propositions par utilisateur et par appareil.

  3. Mettre les exclusions côte à côte

    Dressez un tableau simple de ce que chaque proposition exclut : matériel, licences, projets, temps sur place, travail hors heures et logiciels spécialisés. Des frais moins élevés assortis d’exclusions plus nombreuses peuvent coûter plus cher sur un an.

  4. Chiffrer une première année réaliste

    Ajoutez aux douze mois de frais récurrents l’intégration, les projets prévus, le renouvellement planifié du matériel et une provision raisonnable pour le travail hors portée.

  5. Vérifier les conditions du contrat

    Notez la durée minimale, le préavis, les clauses d’indexation annuelle des prix, le nombre minimal d’utilisateurs et la façon dont les variations d’effectif en cours de contrat sont traitées.

Questions à poser au sujet de toute soumission d’infogérance

  • Ce montant est-il avant ou après la TPS et la taxe de vente provinciale applicable ?
  • Comment comptez-vous les utilisateurs et les appareils, et quand les changements prennent-ils effet sur la facture ?
  • Quelles licences Microsoft 365, de sécurité et de sauvegarde sont incluses, et lesquelles devons-nous acheter séparément ?
  • Combien coûte l’intégration, et que se passe-t-il si vous découvrez plus de ménage à faire que prévu ?
  • Quels taux horaires ou de projet s’appliquent au travail hors portée ?
  • Le soutien sur place est-il inclus, et y a-t-il des frais de déplacement pour notre adresse ?
  • Le prix peut-il changer en cours de contrat, et avec quel préavis ?

Bâtir un budget TI réaliste autour de la soumission

Un budget TI utile sépare quatre postes : les frais de soutien récurrents, les licences récurrentes, les projets ponctuels et le remplacement du matériel. Les garder distincts montre où va réellement l’argent et évite qu’un seul mois coûteux fausse les décisions. Cela facilite aussi les échanges avec votre comptable, puisque les services récurrents, les abonnements et les achats d’équipement peuvent être traités différemment sur le plan fiscal ; faites confirmer ce traitement par un conseiller qualifié.

Planifiez le matériel selon un cycle de remplacement plutôt que d’attendre les pannes. Un inventaire des appareils avec les dates d’achat, qu’un fournisseur de services gérés devrait tenir à jour, vous permet d’étaler le renouvellement des portables et du réseau sur plusieurs années au lieu de tout affronter en même temps. Demandez à votre fournisseur d’inclure les renouvellements à venir et les dates de fin de prise en charge dans chaque revue périodique, afin que le budget soit mis à jour avant les mauvaises surprises.

Questions fréquentes

Combien coûte l’infogérance par utilisateur au Canada ?

Cela dépend fortement de la portée, des délais de réponse visés, des inclusions de sécurité et de l’état de votre environnement ; un chiffre unique serait donc trompeur. Demandez à plusieurs fournisseurs de soumissionner à partir du même cahier des charges écrit et comparez ce que chaque prix comprend. Podium Catchers publie des prix proposés dans son calculateur de prix, et le prix final est confirmé dans une soumission écrite après la découverte.

Vaut-il mieux une tarification par utilisateur ou par appareil ?

Aucune n’est meilleure en soi. La tarification par utilisateur convient généralement aux bureaux où chaque personne a son propre portable et son propre téléphone ; la tarification par appareil peut mieux convenir aux postes partagés. L’important, c’est que le modèle corresponde à la façon dont votre personnel travaille réellement et que la soumission explique comment les changements sont facturés.

Pourquoi les frais d’intégration varient-ils autant ?

L’intégration couvre la découverte, la documentation, le déploiement des outils et le transfert des accès administratifs. Un environnement où des mots de passe manquent, où les systèmes sont désuets ou où les réseaux ne sont pas documentés demande beaucoup plus de travail à prendre en charge qu’un environnement bien tenu, et les fournisseurs en tiennent compte dans les frais ou dans des projets subséquents.

Les licences Microsoft 365 sont-elles incluses dans le prix de l’infogérance ?

Parfois, mais généralement pas. Les licences sont des abonnements dont le coût par utilisateur est distinct. Bien des fournisseurs administrent Microsoft 365 dans le cadre du forfait, mais facturent les licences à part ou vous demandent de les acheter directement. Faites-le confirmer explicitement dans chaque soumission.

Obtenez un chiffre lié à votre portée réelle

Utilisez le calculateur pour voir les prix proposés selon votre nombre d’utilisateurs et d’appareils, puis réservez une consultation pour les transformer en soumission écrite aux inclusions et exclusions claires.